Avez-vous lu?


Voyez les deux premières parties de mon voyage à:
http://www.annyaucanada.blogspot.com/
www.annychezleskiwis.blogspot.com/

Je reviens bientôt: 30 avril

Haaa!!!! NOOONNN!!!
J'ai perdue ma caméra... Encore!
Mais cette fois-ci pas moyen d'en acheter une autre...
Je ne pourais plus mettre de photos...
Je suis si déçue de ne pouvoir prendre en portrait ma binette angoissée quand je rentrerai dans l'avion qui me ramènera à Montréal...

je prends l'avion... DEMAIN!
je suis lá... APRÈS-DEMAIN!!

samedi 12 avril 2008

Mon Machu

12 avril


Ce matin, je vibre de mon aventure qui s’est terminée hier.
Je vibre d’avantage en regardant mes photos et en réalisant que j’y étais… qu’au moment ou j’y étais véritablement.

Mon aventure a débuté le 8 avril, ayant célébré un peu fort en compagnie de mon ami de la Nouvelle-Zélande… je me réveillai en lui demandant l’heure…
5h50…
5h50 ?!?!
Merde de merde !
L’heure à laquelle l’autobus partait !!!
5h55, j’embarquai dans le taxi et j’avais eu le temps de faire mes bagages !
6h00 j’étais assise dans l’autobus qui finalement attendait un autre garçon qui arriva 20 minutes plus tard…
Nous partions.

Premier arrêt pour le petit déjeuné, 2 heures d’autobus et nous nous apprêtions enfin à partir… Je débordais d’énergie !

On étampa mon passeport pour l’entrée sur la route des Incas.

Nous avions 14 km à faire la première journée. 14 km assez facile, mais déjà, nous pouvions voir les montagnes plus grandes que grandes qui se trouvaient devant nous et que nous allions gravir au cours des prochains jours.

Il fallait voir les 21 porteurs qui amenaient nos bagages, les tentes, la nourriture, les bombonnes de propanes, les tables, la nourriture (…) tout ce que notre groupe de 14 personnes auraient besoin pour les 4 prochains jours. Ils trimbalent 25 kilos chacun. Ils démontent le campement, range le tout et parcourent la route pour être rendue et pour réinstaller et que tout soit prêt quand nous arrivons… y compris les repas. De véritables machines.
Et les repas… difficile de croire que nous étions en camping !

Le jour 2 était le véritable défi.
Levé à 5h30, nous prîmes la route à 6h30. 12 km nous attendaient. Nous devions franchir « dead woman pass » 13776 pieds au dessus du niveau de la mer.


4 heures de monté, 2 heures de descente, 2 heures de monté et 2 autres heures de descente avant d’arriver au prochain campement…
L’air se fait rare à cette altitude… le défi était là : respirer !

J’arrivai la troisième au sommet, précédée de deux garçons en super forme. Et, je m’étonnai d’arriver loin devant lors des descentes ! Je ne faisais qu’un avec mes pôles de marche ! On me surnomma la femme à 4 jambes !
J’étais vraiment contente de moi.
J’étais vraiment bien préparée. Psychologiquement plus que physiquement. Je me sentais des plus déterminée.


Le paysage était irréel… je croyais que ces montagnes n’existaient qu’en images.
J’arrivai au campement pleine d’adrénaline avec une envie folle de continuer… j’aurais fait un autre 12 km !
Sur le chemin ; des ruines suivant le chemin des Incas.



Le jour 3 était une petite journée…16 km, mais principalement en descente… et moi la descente… je suis une formule 1 !
5 heures de marche pour arriver à notre campement, plus sophistiqué, on mangeait à l’intérieur et il y avait une douche !


Nous visitions une autre ruine… et la suivante serait le Machu Picchu.
Nous avions l’après-midi libre. Nous primes quelques bières pour célébrer la fin cette étape.
Le lendemain serait une courte marche de 2 heures pour enfin voir cette civilisation cachée.

Jour 4, nous nous levions à 4h du matin, 4h30 petit déjeuner et nous partions pour nous mettre en ligne pour l’ouverture du parc… 2 heures de marche pour enfin voir le Machu Picchu !
Je n’étais pas si énervée… mais quand j’arrivai enfin… Je fis tourner mon pôle de marche en criant un grand « hiii-hii ! » à la cow-boy, suivi d’un grand éclat de rire, qui fit rigoler les gens qui s’y trouvaient et qui confirma mon surnom de l’aventure : « crazy french canadian girl» !
On étampa mon passeport d’arrivée au Machu Picchu, nous primes un goûté, et enfin, je touchai les roches de cette ville perdue.



J’abandonnai mon groupe et la visite guidée du Machu Picchu.
J’avais un énorme envie de découvrir cet endroit seule, sans entendre les histoires.


J’étais obligée de faire la route des Incas avec un groupe ; mais très égoïstement, je n’avais pas envie de partager ma visite avec eux. J’étais là pour moi.

Je passai deux heures à m’imprégner de l’endroit. Je me baladai en silence.
L’endroit est difficile à décrire… mais un trésor au cœur des montagnes.


Je sais ce que j’allais chercher en marchant 4 jours. Je l’ai trouvé.

Je suis de retour à Cusco. Mon partenaire de voyage des dernières semaines a pris l’avion ce matin. Je suis seule à Cusco.

Je reprends la route demain. J’ai l’impression d’être ici depuis toujours. J’aime cette ville et tout ce que je connais du Pérou jusqu’à maintenant ; j’aime.

Demain, je vais vers Arequipa.

Je veux faire d’autres hicking. Je pense faire le suivant dans un cayon.
Je rentre bientôt.

lundi 7 avril 2008

Je ne suis plus en voyage.

7 avril

Mon grand décompte est commencé.
Je sais en nombre de jours pour quand est mon retour.
A peine trois semaines. C’est difficile à croire.

Mais où sont passés les 9 derniers mois.
9 mois déjà.

Aujourd’hui, durant ma visite de la vallée Sacrée, je réalisais que je me ne sens plus en voyage. La seule impression que j’ai est celle d’être en vie.

Je ne suis plus en voyage ; je vis.

Le Pérou me surprends.
Les montagnes sont encore plus grandes, plus belles et plus vertes que celles de la Bolivie.
Dans cette grandeur démesurée, en visitant mon premier site archéologique, je me sentais bien petite. Mais je me sentais bien, je me sentais bien grande en même temps.


J’ai beaucoup pensé à ma mère aujourd’hui.
Il ne m’arrive plus d’y penser tristement.
J’y pense toujours avec le sourire.
Tout me faisait penser à elle.
Je la sentais présente.
Comme si c’est elle qui était en voyage, et non moi.
Car moi je vis.


Je passe ma dernière journée en compagnie de Gareth, mon compagnon de voyage de cette semaine. Un joli gentil néo-zélandais, rencontré à La Paz, puis revu sur le Lac Titicaca, et depuis Puno, on parle au « on ». Dernière journée ensemble à Cusco.

Puis mardi, je me lance sur la route des Incas.
Je vais vers le Machu Picchu.
Ce sera un grand moment.

Il me restera 17 jours de voyage. 37 jours avant mes 30 ans.
30 ans déjà.
Enfin 30 ans ! Voyons les choses du bon côté !

jeudi 3 avril 2008

Je suis rendue au Pérou!

3 avril
La Bolivie est derrière moi.
Je suis maintenant au Pérou.
Dernier pays de mon aventure.

Partie de Copacobana en mini-bus, ils ne reconduirent à la frontière du côté Bolivien.
J’eu mon étampe de sortie.

Puis nous devions récupérer nos bagages et marcher vers la frontière du Péru.
Avant de traverser, un chauffeur d’autobus, me demanda mon sac.

« À Puno ?» je demande.
« Oui ! Oui ! » Et il me dit de faire vite….

Arrêt au bureau de change, me libérer de mes derniers bolivianos et faire le plein de Sol.
Puis, je monte dans l’autobus et nous partons.

Viens le temps de prendre les billets… Je sais ben pas pourquoi ils ne les prennent pas à l’entrée !
Merde !

Je n’étais pas dans le bon autobus !
J’étais dans l’autobus d’une autre compagnie…
Je demandais de vérifier si mon sac était bien là…
Oui, au moins !

Merde… il me semblait aussi qu’il y avait quelque chose de bizarre… J’aurais dû m’écouter !
En fait, il n’y avait rien de dramatique, car cet autobus aussi allait à Puno… j’allais devoir payer 8 sol… Un peu moins de 3 dollars…

J’allais dans la bonne direction, j’avais mon sac !

Je suis finalement arrivée à Puno, je me balade dans la ville, déjà on remarque qu’il y a beaucoup plus de touristes et de tout âge.

Le Pérou sera plus touristique et plus cher…
Fini le bon vieux temps de la Bolivie pour presque rien !

Ce soir, je me dirige vers Cusco.
J’y passerai plusieurs jours… j’aimerais aller dans la jungle et dans quelques jours, je pars pour mon 4 jours de marche qui me mènera au Machu Picchu.
4 jours que je commence à craindre car je commence à avoir la grippe… l’air est déjà pas facile à respirer… avec la grippe en plus…je vais tenter de me reposer car j'ai vraiment mal á la gorge!

Titicaca

31 mars- 1er-2 avril


Partie de La Paz après un intemporel arrêt, je suis à Copacobana.
Voilà le fameux lac Titicaca.

J’ai mangé une délicieuse truite canadienne pêchée dans le lac Titicaca. Bien, oui ! Les truites du lac Titicaca viennent du Canada !

Pour 21 bolivianos, 3 dollars ; j’ai eu un repas de roi !
Une truite, du riz, de la salade et une bouteille d’eau… 3 dollars !

Mon billet de bateau en poche, je visiterai l’île du soleil et y passerai là nuit. J’y rejoins un néo-zélandais rencontré à La Paz.

Soirée tranquille à Copacobana, il pleut et il grêle… je vais au lit tôt, ma dernière journée à La Paz n’a pas connue de nuit ! Je suis brûlée !

Deux heures de traversier pour se rendre à l’isla del sol. Sur le bateau, à mes côté une québécoise qui vient de passer 5 mois au Chilie. Je me joins à elle et à un couple d’espagnol qui l’accompagne.


Sur cette petite île, sans voiture, au milieu du lac Titicaca, du côté Bolivien, une marche de près de 4 heures nous attends.

Les paysages sont à couper le souffle, les gens sont chaleureux, les enfants demandent de l’argent pour des photos.



Puis comme une récompense au bout de ma longue route, mon ami néo-zélandais qui m’attendait !

Ses parents l’on rejoint pour quelques jours… il était donc avec eux sur l’île… et moi j’étais invitée à souper ! Il me payèrent finalement le souper, la chambre et le petit déjeuner. Le montant se dit en dollar plus qu’en bolivianos pour ne pas être découragé…
Des parents forts agréables, ce fût une belle rencontre à l’image de la Nouvelle-Zélande.
(Je sais bien que je ne suis pas objective !)

Et au matin, je rentrai à Copacobana, deux longues heures de navigation, sur un bateau pas certain qui a envie de se rendre !
J’eu à peine le temps de récupérer mon sac à dos laissé à l’hôtel et déjà j’étais en route pour la frontière du Péru.

Vers des paysages inespérés et inattendus.

19-20-21-22 mars
(avec retard... mais ca vaut la peine... )
La seule raison de se rendre à Uyuni est le désert de sel… car la ville est triste et au milieu du vide de l’altiplato.

La ville bouillonne d’agences de voyage qui proposent exactement tous le même tour !
On se base sur quoi ?
Le Jeep qu’on ne voit pas ?
Le manger qu’on ne goûte pas ?
L’expérience du guide qu’on ne rencontre pas ?
Finalement ; à qui le meilleur vendeur ! À qui le plus confiant !
Nous choisîmes finalement une agence : 70$. 525 bolivianos.
Pratiquement tous le même prix, sauf la madame qui se trouve dans le Lonely Planet… Selon elle, elle offrait le meilleur service. Selon moi, elle monte ces prix parce qu’elle est dans le livre !
Hannah, Chris et moi, s’entendions pour un tour, et se joignirent à nous Renay et Jayson. Un couple, début trentaine fort sympathique. J’ai aimé Renay tout de suite en discutant avec elle dans le hall de l’hôtel.
Au matin, nous fîmes la rencontre de Carmen. Célibataire, fin quarantaine, travaillant à l’ambassade d’Espagne en Colombie. Et, de Pitre, je-sais-tout par excellence, écume au coin de la bouche, chat dans la gorge en permanence et pompant l’air de notre joyeux groupe !

Jour 1

Départ d’Uyuni… Fallait voir l’aéroport…

Premier arrêt dans un cimetière de trains ?...Je sais pas trop pourquoi !?
Mais rapidement… nous dîmes « Assez de ferraille… on veut du sel ! »
Puis second arrêt : les magasins de souvenirs de sel !
Bon, on n’avait pas encore vue de sel et déjà fallait se procurer les souvenirs ! Je trouvais que l’on faisait les choses à l’envers.
Mais me laissant prendre au jeu, j’achetai quelques souvenirs !
Au départ, comme un mirage, ce grand étendu blanc… Partout autour. Puis ces petits monticules préparés par les travailleurs de la coopérative. Les 5 premiers centimètres sont du sel mou, puis encore quelques mètres de sel dur comme de la roche. On s’en sert d’ailleurs pour bâtir…
Nous poursuivions notre route jusqu’à une île… une île de cactus au milieu de se désert de sel. Notre premier lunch était là.
Puis encore quelques kilomètres de sel… Hallucinant ! La réflexion du paysage dans la mer de sel à peine recouvert d’une fine couche d’eau… Nous sortîmes du désert en fin d’après-midi… 200km2 de sel.
Pourquoi les salars ?
Remontons très loin en arrière…
Les plaques tectoniques bougèrent formant la Cordillère des Andes gardant prisonnière une partie de l’océan… Qui avec les années et l’altitude, cette eau s’évapora, n’y laissant que le sel… C’est une belle histoire, non ?
Sorti du désert, nous nous dirigions vers notre premier hôtel. Un micro village de quelques rues de terre… les lamas sur les terrains de football… Mais un coucher de soleil mémorable à 4000 mètres d’altitudes.
Au souper, deux enfants du village passèrent pour nous jouer de la musique bolivienne ; tambour et flûte de pan. 4 chansons.
N’ayant mon appareil, je ne pu saisir ce moment, mais j’entends encore la musique…Puis gentiment, ils passèrent le chapeau.
Jour 2
Nous étions sur la route des volcans ! Mon premier volcan en activité ! Petit et au loin, mais volcan en activité quand même ! Près de la frontière du Chilie et à quelques 4000 mètres d’altitude.
Puis les flamants roses, plus de 45 000, dans leur environnement naturel. La Laguana Colorada.
Nous roulions ensuite durant des kilomètres de désert de ces hauts plateaux, pour arriver à un ensemble de formation rocheuse, sculptée par le vent et le sable. Le plus connus, l’arbre de roche.
Cette nuit-là nous dormions dans un petit village d’une vingtaine de maisons…au milieu de se désert et de ce parc national en hauteur.


Jour 3

C’est à l’incroyable heure de 5heure du matin que nous partions… En route pour les geysers.
Je me croyais sur la lune. A 5000 mètres d’altitude, sans aucune végétation, avec ces geysers qui soufflaient la vapeur…Il faisait vraiment froid ! En rembarquant dans le Jeep…je me suis dit : « Voilà ! J’ai marché sur la lune !»

Nous fîmes un arrêt au hot spring, puis une visite du Désert Salvador Dali.
Le désert des éléphants aux longues pattes !
Nous étions en route pour la Laguana Verde, avant de prendre la route pour revenir à Uyuni, près de 6heures de route nous attendais…
Ce fût la conclusion de cette aventure en Jeep dans le désert.

J’ai vu de superbe paysage, mais je suis maintenant convaincue que je ne suis pas faites pour les tours ! Embarque, débarque, vous avez deux minutes pour une photos… ce n’est pas moi !
Mais quand même, ici c’est la seule façon de le faire… et malgré tout ; ça valait plus que la peine !