Avez-vous lu?


Voyez les deux premières parties de mon voyage à:
http://www.annyaucanada.blogspot.com/
www.annychezleskiwis.blogspot.com/

Je reviens bientôt: 30 avril

Haaa!!!! NOOONNN!!!
J'ai perdue ma caméra... Encore!
Mais cette fois-ci pas moyen d'en acheter une autre...
Je ne pourais plus mettre de photos...
Je suis si déçue de ne pouvoir prendre en portrait ma binette angoissée quand je rentrerai dans l'avion qui me ramènera à Montréal...

je prends l'avion... DEMAIN!
je suis lá... APRÈS-DEMAIN!!

mardi 18 mars 2008

Ma surprise!

Assise dans le seul resto que j’ai trouvé avec une connexion internet sans fil, je regardais le menu et décidai de me laisser tenter par un met typiquement bolivien.
Je ne comprenais pas trop ce que ce comportait… surtout, je n’avais aucune idée de la façon que les ingrédients pouvaient être apprêtés et présentés…
Quelle fût ma surprise !
Une poutine !
On aurait dit une poutine ! Et, mise à part qu’il n’y avait pas de fromage… le goût m’était très familier !

lundi 17 mars 2008

Sur le chemin de l'école

Voilà !

Ma semaine de cours d’espagnol est terminée. Je l’attendais, mais il me reste tellement de choses à étudier !
Une semaine de 20heures de classe en 4 jours ! De la théorique, que de la théorie ! Surtout des verbes ; le présent et tous ces verbes irréguliers, le passé, le futur simple, le conditionnel, et eux aussi avec tous leurs irrégularités et leurs exceptions.

Ce fût une semaine bien tranquille…je n’ai pas écrit.
J’allais à l’école soit de 8h30 à 12h30 ou de 14h30 à 18h30. Avant ou après mes cours, en bonne étudiante, j’ai fait mes devoirs et mémorisé du vocabulaire. Aussi, j’allais au lit très tôt. Je crois que l’altitude m’affecte, je suis toujours fatiguée.

Je débutai donc mes cours mardi matin. Et après la classe, un taxi venait me chercher pour me reconduire à la maison de ma famille.
Gabriella, jeune demoiselle de 14 ans était dans la voiture, elle est la fille de la famille.
Puis je rencontrai Maglene, la mère.
Et Larufi, la jeune domestique de 16 ans, une jeune native dans ces habits traditionnels. Je la trouvai vraiment très jolie.
Je constatai que j’étais accueilli par une famille assez aisée…

Ma chambre ; grande chambre, lit double et téléviseur…

Puis se joignirent à nous pour le dîner une vieille dame et une autre jeune fille ; des voisines.

La jeune cuisinière mangea à part, assise au comptoir.
Je fis bien rire toute la tablée par mes quelques mots d’espagnol, particulièrement Larufi, qui moi, m’intriguai.
Le repas; délicieux et abondant.

Puis, je rencontrai les autres voisins, et je revu le chauffeur de taxi, les enfants, la cour pleine de chiens, un figuier et un autre arbre à fruits que je ne connais pas et dont j’oublie le nom.

Je partais donc tous les matins avec mon sac d’école sur le dos. En route, j’ai pris des photos.

Mes cours d’espagnol ont été assez décevants, je pense… un point positif est probablement que mon enseignant me parla beaucoup de la situation en Bolivie. Les peuples indigènes, l’éducation, le système de santé, la corruption, la politique…
Je pensais apprendre davantage… mais mes attentes n’étaient peut-être pas réalistes…
Je me suis sentie le cerveau en bouillie plus d’une fois !
Faut dire que j’utilisait l’anglais pour apprendre l’espagnol et que je prenais mes notes et cherchaient les traductions en français… et je ne suis pas patiente pour apprendre ce genre de choses…

Je restai que trois nuits dans ma famille et je décidai de retourner à l’hôtel pour le weekend ; voir d’autres voyageurs et aussi me sentir un peu plus libre...

Je ne rencontrai jamais le père de la famille où j’habitai et mes cours d’espagnol m’ont coûté plus cher que prévu ! Elle avait une erreur en me donnant les prix ! Bon, j’ai payé, mais je me trouvais bien naïve de ne rien dire !
Alors, ce fût une semaine bien tranquille. Rien de bien palpitant ! Je n’ai pratiquement pas visité la ville…
Maintenant ce qu’il me reste à faire c’est ÉTUDIER, pour rentabiliser mon investissement !

Je commence à penser à prendre mes pilules pour l’altitude… me sentir moins fatiguée et retrouver un peu mon humeur !

lundi 10 mars 2008

À Sucre; enfin!

10 mars

Après un long et interminable trajet d’autobus depuis Tarija, je suis enfin rendue à Sucre.
Les autobus n’ont rien à avoir avec ceux de l’Argentine. Rien !

J’ai passé la journée d’hier à me balader à Tarija. D’abord le marché central. Une foule de petits kiosques sur le trottoir, et plusieurs à l’intérieur.

On vend de tout ; du sous-vêtement au produit de pharmacie, en passant par les jouets. Bien entendu des dizaines de kiosques de fruits, de légumes, de viandes et de fleurs. Des maïs prêts à manger, et des micros restaurants, comme celui où j’ai mangé la veille. Souvent sur le trottoir, les femmes vendent leurs produits, assises sur un mini tabouret ou directement sur le sol, elles vendent des fleurs, du fromage, des pains et des pâtisseries, bien entendu tout ceci fait maison.
Le marché central semble être la place pour se procurer quoi que ce soit, le centre d’achat de la ville.
Ici, les gens sont plus difficiles d’approche, je décroche difficilement des sourires et engage difficilement la conversation.

Le cœur de la ville de Tarijo est joli. Le chauffeur de taxi disait que c’était la plus jolie des villes de la Bolivie. Je verrai bien.
Il semble y avoir moins de touristes ici qu’en Argentine…
Au centre-ville les voitures sont grosses, de gros véhicules utilitaires sport !
Je me rends compte que je ne connais absolument pas l’histoire de ce pays, mais tout me pousse à croire qu’il y a probablement de la corruption dans le lot.

Les gens sont visiblement plus pauvres, les enfants et les femmes quêtent dans la rue. On s’accroche à notre bras parfois…
J’étais assise sur la terrasse d’un restaurant, me demandant si je devais manger ce qui se trouvait dans mon assiette… des frites ; c’est des patates, il y avait des poivrons et des tomates… je ne devrais pas manger de légumes…
C’est alors qu’un enfant est venu pour me vendre un paquet de gomme. 2.50 Bolivianos… je n’avais pas de change, je lui ai donc offert des frites. En fait pratiquement toutes mes frites, me disant que de toute façon d’était pas bon pour moi !
Mais il insistait encore pour que je lui achète de la gomme. Je lui offris une partie de mon sandwich…. Il y alla de la gomme encore ! Je n’avais pas de change… mais je le comprenais d’insister car je lui disais que je ne n’avais pas « d’argent », ne connaissant pas le mot exact pour « change » ! -Je le sais maintenant !- Il fini par pointer mon sandwich… J’offris donc plus de la moitié de mon repas !
- double expresso : 7 bolivianos = 1$
- sandwich et frites : 18 bolivianos = 2.60$
- eau minérale : 5 bolivianos = 0.70$
Total du repas : 30 bolivianos = 4.30$ dans un beau restaurant avec une terrasse…

Après mon dîner, je ramassai mon sac et marchai vers le terminus. J’étais pas mal à l’avance… mais je n’avais pas assez de temps pour vraiment explorer une autre partie de la ville…

Quand je pris place dans l’autobus, je compris que de choisir le premier banc à l’avant n’était vraiment pas une bonne idée…Il y a une séparation entre le conducteur et les passagers, si bien que j’avais une porte et un mur à mes genoux et des rideaux qui me bouchait la vue. De plus, comme j’étais sur le côté de l’allée, je n’avais pas une super vue sur la route et le paysage qui était simplement éblouissant. Et, le comble ! Mon banc était brisé et il ne se penchait pas… j’avais quand même 13 heures d’autobus à faire et une nuit à traverser.

De nombreux arrêts, les paysans embarquent et débarquent. Je découvre les paysans boliviens.

Puis la route… de terre, à travers les montagnes. Les montagnes n’ont pas été taillées pour laisser passer la route… la route suit les montagnes… Une route étroite sans bordure en plein dans la Cordillère des Andes. Des montagnes à perte de vue. De grandes vallées.
À certains moments la route était plus près de la « trail » que de la route… des trous, des ruisseaux, des éboulis, de la planche à laver…

Parfois au milieu de nulle part, un passager demande de débarquer. Et, d’autres fois, il y a des micros villages au sommet de ses montagnes, avec quelques maisons en terre et en pierres. Ces hommes et ces femmes au chapeau de feutre regardent l’autobus passer.

Puis nous traversons un haut plateau. Encore un village. Et aussi le coucher de soleil… Le soleil avait l’air de se coucher de l’autre côté de la montagne. D’un côté, il y avait une grande lueur qui avait l’air de n’arriver de nulle part et de l’autre côté des nuages roses dépassaient de la montagne. C’était beau et différent des couchers de soleil que j’avais eu avant.

À peine 19hre et il faisait noir. Toujours sur cette petite route sans lumière… je me dis à ce moment que le reste du trajet serait long… ne voyant pas en avant, ni sur les côtés car maintenant, il faisait noir, ne pouvant lire, ni même m’étendre !

Nous traversions quelques villages, avec une ou deux lumières de rue au centre du village. Ces gens qui montaient et descendaient au milieu de nulle part !

Puis nous fîmes une pause à Potosi… il était 20 heures et j’avais l’impression qu’il était 2 heures du matin.
Les marchés de fruits, quelques petits restos… Beaucoup de montagnards (je ne sais pas leur nom) dans la boite des camions, venus faire des courses et retournant vers le village.
Je vus une fille, tellement, mais tellement jolie. Peut-être 14 ou 15 ans, dans son habillement traditionnel avec un enfant pas très âgé, endormi et porté en kangourou dans un bout de tissus.

Puis nous repartîmes… J’arrivai enfin à Sucre à 5 heures du matin. J’avais pris soin avant de partir de faire une réservation dans un hôtel situé près du terminus d’autobus et ayant une réception ouverte 24heures.
Un taxi m’indiqua la direction, à peine deux blocs à marcher, puis après le premier bloc un autre taxi voyant ma légère indication, me siffla et me fit signe. Il confirma la direction.
J’étais rendue.
Alors que je m’apprêtais à mettre le doigt sur la sonnette… je crois avoir rencontré l’un de ces faux policiers qui traquent les touristes…
Je ne sais pas ce qu’il me dit… mais il sorti une cocarde avec une carte genre imprimante laser écrit policia national… quelque chose comme ça… En appuyant sur le bouton de l’intercom de l’auberge de jeunesse le « policier » s’en alla et embarqua dans un voiture quelques mètres plus loin.
Je relu la section sécurité de mon guide de voyage… et ils disent que les policiers sont toujours en uniformes et que les agents secrets ; sont secrets !

Je déposais mon sac à dos dans ma future chambre et je m’installai sur la terrasse pour écrire un peu et faire mon plan de la journée !

Trouver mon école de langue et commencer demain !

Il était environ 7h30 du matin quand je quittai l’auberge, je me dirigeai au centre-ville. J’aime bien cette ville !
Je trouvai un café tenu par des étranger… je sais pas de où, mais toutes les infos étaient en anglais et les déjeuner n’ont rien à voir avec ce que j’ai eu jusqu’à maintenant !
J’eu des œufs ! Hummm ! Un bon déjeuner consistant… faut dire qu’encore une fois je mourrais de faim… mon dernier repas étant celui où j’en avais donné la moitié !

Je trouvais une première école de langue, situé juste au coin du bon café.
174$ pour 20 heures de cours et 7 nuitées dans une famille. Incluant déjeuner et dîner, puis une brassée de lavage pour la semaine. Des cours de groupe de 4 personnes. Je peux débuter le lendemain !

J’allai voir la deuxième école, celle que j’avais préalablement choisie sur internet… Un peu plus loin du centre, mais en face d’un superbe parc…170$, pour exactement la même chose. L’autre école semble mieux organisée… et beaucoup plus populaire… mais la différence est que celle-ci, j’aurai des cours privés.
J’y allai pour les cours privés.
Je commence demain matin à 8h30.
J’apporte mon sac à dos et après mon cours je vais aller dans ma famille bolivienne.

J’ai bien hâte de voir… ce sera certainement toute une expérience.

Déjà la ville me plait ! Je crois qu’après une semaine ici, je vais me sentir chez-moi !
J’ai aussi trouvé pas mal d’informations pour la suite… une radonnée, une visite d’un village dimanche et le désert de sable pour le début de la semaine prochaine.
En allant dans le désert de sable… je crois que je devrai sacrifier l’Amazonie et la jungle… Je vais voir ce qu’il est possible de faire…

Bilan Argentine



Je n’aurai passé que 18 jours en Argentine, ce n’est pas assez. Mais ce fût suffisant pour me faire apprécier… je commence à me dire que j’apprécie tout !

Voilà quelques petites choses qui ont attirées mon attention…

Les kiosques à journaux
À Buenos Aires, les rues étaient bondées de kiosques à journaux. Au centre-ville, on en trouve un presque tout les 100 mètres ! Des revues, des journaux, des romans. Chacun tient son petit kiosque, assis entre deux rangées de magasines.
Je me suis d’ailleurs procurer Roméo et Juliette en espagnol ! Je pensais que lire en espagnol m’aiderait dans l’apprentissage de la langue, j’y suis allée avec le premier lire que j’ai trouvé que j’avais aussi lui en français… et comme je trouve la langue si romantique, je me disais que ce livre était tout à fait approprié !
Il y en avait dans les autres villes aussi, mais en moins grand nombre qu’à Buenos Aires…

Les stands à fruits
Il y a les journaux, mais il y a les fruits ! Plus petits que ceux à journaux, on les retrouve sur les coins de rues. On dirait un chariot ; bondé de bananes, de pommes, de pêches, de raisins, de papayes, de figues fraîches, et de melon coupé sur la place et vendu à livre.
Depuis mon arrivée ici, je n’ai pas mangé beaucoup de fruits… quelques pommes, quelques oranges, quelques figues. Il n’est pas conseiller de manger des fruits sauf ceux que l’on peut peler… Pour les légumes, la restriction semble être pire.

Les magasins à sucre
Toujours dans la catégorie des kiosques, il y a les magasins à sucre. C’est le surnom que je leur ai donné ! On dirait un dépanneur, mais, on y vend pratiquement que des sucreries ! Des chocolats de toutes sortes, des suçons, des boissons gazeuses… tout ce qui contient beaucoup de sucre ! Il y en a partout ! Et, le plus curieux… c’est que certains sont ouverts 24 heures !

Les communications
J’ai eu plus de facilité à trouver un accès internet sans fil ici, qu’en Nouvelle-Zélande ! Pratiquement tous les hôtels offrent un accès sans fil gratuit. Il m’est arrivé d’avoir à payer, une fois… 4 pesos pour la journée. Alors qu’en Nouvelle-Zélande, je payais 4 dollars de l’heure.
Si non, rien de plus simple que d’avoir accès à internet.
On retrouve à profusion les « Locutorio ». De petits commerces qui offrent téléphone et internet. On n’a qu’à demander une cabine ou un ordinateur au comptoir.
0.25 pesos pour un appel. Et, environ 1 pesos pour 30 minutes d’internet. Par ailleurs, il faut s’armer de patience, car l’internet est parfois lent…

Les amoureux
Ils sont partout ! Ils s’embrassent dans les rues, dans les parcs, adossés aux murs… ils s’embrassent même en marchant. Quelqu’un me faisait remarquer que c’est possiblement parce que souvent ils vivent avec leurs parents jusqu’à ce qu’ils soient mariés… Peut-être pour certains… mais j’ai poursuivi mon observation… et les couples dans les parcs n’ont pas 20 ans ! Il y a des couples de tout âges.
Ma conclusion : les argentins sont amoureux !

Conduire
Conduire est un jeu dangereux.
Même moi qui aime conduire… je ne m’y aventurerais pas !
En ville, c’est une affaire de formule 1. Par la vitesse, mais aussi par les dépassent dangereux.
Piéton : gare aux voitures ! Car ils ne s’arrêtent pas ! Même pour deux blondes qui traversent la rue ! (Remarque faites par Helen, la fille d’Afrique du sud)
Conduire à l’extérieur de la ville, semble être moins pire… si on a envie de s’aventurer sur des chemins étroits et en gravelle. (Mais pour ceci, la Nouvelle-Zélande était pas pire aussi !)

Les chiens
Les chiens errants. Je sais que c’est commun en Amérique du sud et en Amérique centrale, mais à mon arrivée en Argentine, c’était du nouveau. Il y en a beaucoup, il y en a partout. De toutes sortes ; du caniche au chien de garde ! Ils ne semblent pas énervés par grand-chose. Mais je m’en méfie… je ne tiens pas à recevoir un vaccin contre la rage ! À salta, un chien qui avait l’air gentil m’a suivi durant un moment. Quand je lui parlais, il faisait des roulades sur le dos ! Mais quand je me suis engagée dans les 1070 marches pour monter jusqu’à l’observatoire… il est reparti ! ( Celui sur la photo n;est pas mort! Il dort!)

Le magasinage
Beaucoup de magasins pour femmes, comme partout ! Mais tous les vêtements sont fait dans un espèce de petit coton moulant ! Vous savez, celui où on peut voir tous les défauts… de l’élastique du soutien-gorge jusqu’au trou de nombril, tellement rien n’échappe à ce coton ! Très peu pour moi ! Faut dire qu’en général, les femmes sont très minces. Peut-être obsédées par la minceur, comme le pays voisin, le Brésil (pays où se pratique le plus de chirurgies esthétiques…)
À Salta, les magasins étaient pratiquement vides… Quelques chandails et derrière les comptoirs, des étagères bondées de vêtements pliés. Je remarquai ensuite que les vêtements ou les chaussures dans les vitrines avaient des numéros. Je conclue qu’il fallait magasiner dans les vitrines et ensuite entrer et demander le numéro.
À Buenos Aires, la plupart des magasins avaient un agent de sécurité à la porte…

Les cappuccinos
Ma grande déception va au café ! Moi qui aime le café ! Toujours trop de lait, on ne goûte plus le café ! Même le café filtre est servi moitié café, moitié lait chaud ! Et dans la soucoupe, 3 sucres. Je conclu que le café était un lait sucré à saveur de café !

Le coût de la vie
On obtient 3 pesos pour un dollar.
À Buenos Aires, j’ai payé ma chambre d’hôtel 13 dollars, ce qui était apparemment un peu cher… à Salta 7.5 0$. De façon générale, le coût de la chambre semble toujours inclure le petit déjeuner, croissants, café et parfois céréales.
Le prix du vin à l’épicerie varie entre 4 pesos et 30 pesos, mais le prix moyen se situe autour de 12 à 15 pesos. Ce qui veut dire autour de 4 à 5 $.
Bien entendu, dans les marchants spécialisés en vin, il y a des bouteilles à 1150 pesos, mais là encore, on retrouve des vin à 10-20-30 pesos.
Les bières maintenant… Heineken à 4 ou 5 pesos au restaurent ou dans les bars. À l’épicerie, un litre de Heineken pou 6 pesos. Et, la bière locale autour de 3 pesos… L’eau est souvent plus dispendieuse que la bière.
Pizza pour 2 dans un resto : autour de 15-20 pesos.
Enpaladas : 1.50 à 1.80 pesos…
Un gros steak autour de 30 pesos

Le coût de la vie ne semble pas très élevé quand on arrive avec nos beaux dollars. Mais bien entendu, pour l’argentin moyen, les choses sont différentes.

dimanche 9 mars 2008

Me voilà en Bolivie

8 mars

(** Il y aura plus de photos... bientôt!)

Mon taxi arriva à 1h30 du matin, la gare de Salta était occupée comme en plein jour. Beaucoup de trajets ne se font que la nuit. Peu de touristes.

Pour passer le temps, j’allai voir les bijoux de l’artisan. C’est alors que je rencontrai Jésus. Il ne parlait pas anglais… je suis de plus en plus surprise de voir comme il est possible de communiquer sans langage. On apprend à lire les gens différemment, on regarde et on écoute autre chose.
Je restai quelques minutes avec Jesus, il me fabriqua une petite fleur en broche pour mettre à ma boutonnière. Un regalo, un cadeau me dit-il. Il me demanda si j’allais en Bolivie…
Je choisi une paire de boucle d’oreille, 7 pesos.
Je lui dit au revoir et après avoir fait trois pas, je me retournai et il n’était plus là ! Je fus vraiment surprise !!! Jésus a disparu me dis-je !
Après avoir fait frissonner les serveurs en avalant mon espresso sans sucre, je me dirigeai vers l’autobus.
Je fus surprise de voir que Jésus n’avait pas disparu, mais qu’il était en ligne pour l’autobus !
Je le saluai en entrant dans l’autobus, lui montrant que déjà, je portai fièrement ses boucles d’oreilles !

Le trajet fût long… plusieurs arrêts, des gens embraquent et débarquent… Nous arrivions enfin à Aquas blancas. La dernière ville avant la frontière… 6h45 du matin… Il faisait noir…

Je demandai au chauffeur d’autobus, où je pouvais acheter mon billet d’autobus pour aller à Tarija… Là il y eu une grande confusion ! Il parlait rapidement… visiblement on ne se comprenait pas !

J’y allais de questions simples.
« Où puis-je acheter mon billet ? »
Ok… je dois traverser la frontière d’abord.
« Où est la frontière ? »
Il semblait que j’allais devoir attendre une heure ou deux que les autobus… je ne savais pas trop… mais je savais que je n’avais pas trop envie d’attendre là…
« Je peux y aller en taxi ? »
Le chauffeur d’autobus tenta une réponse… en fait ; ils avaient l’air découragés, et avaient l’air de ne pas savoir quoi faire avec moi!!!

C’est alors que la femme de Jésus arriva de nulle part, me pris par le bras, me disant de la suivre, elle semblait pressée. Et, me montra l’autobus qui s’arrêta pour moi…
« La frontera, la frontera ! »
« La frontera ? »
La femme de Jésus me sauva !
Dans une navette pleine à craquer, je me dirigeai vers la frontière. Tout le monde dehors, on doit faire vérifier nos papiers par les douanes du côté de l’Argentine. Tout était beau, j’étais maintenant le ligne pour mon étampe…
L’autobus attendait pour moi… Un jeune homme arriva et demanda si le sac à dos était à moi… « Si si !» Il parla au douanier, qui parti avec mon passeport, et revenu quelques secondes plus tard avec mon passeport et ma nouvelle étampe.
Je courus à l’autobus et peu après tout monde sorti encore… On devait faire le reste à pied. Tout le monde marchait en silence dans la noirceur du matin sur le pont séparant l’Argentine de la Bolivie, seul l’homme en chaise roulante chantonnait…
Le pont changea de couleurs, j’étais maintenant en Bolivie.
C’était toute une expérience…

Arrivée de l’autre côté, un homme m’indiqua la direction… « Tu peux passer par là… »

Je m’étirai la tête pour voir où menait le chemin… et l’homme en fauteuil roulant me siffla. Je ne devais pas passer par-là ! J’étais entrain de contourner les douanes !! J’obtiens alors une nouvelle étampe sur mon passeport. Celle de la Bolivie.

O.K. Le rythme changea dans le temps de le dire ! Ce n’était plus l’Argentine ! On voit la différence en moins de deux !

Je partageai un taxi avec une famille et une femme. Rendue au terminus, J’eu mon premier choc culturel ! Le voilà ! Je l’attendais !!
Quand le taxi ralenti… une dizaine de femme se jetèrent sur la porte du taxi… Pour prendre mon sac, pour me vendre un billet pour me rendre à Tarija, en autobus ou en taxi privé… Wow ! Là ! Je ne voyais plus rien ! Je ne comprenais plus rien. Je voulais juste un moment… Je me dirigeai vers l’autre femme qui était dans mon taxi, bien entendu, personne ne lui tournait autour… elle était d’ici.
Je me rendais compte que je ne pouvais pas changer de dollar, qu’il n’y avait certainement pas de guichet et que je n’avais plus assez de pesos pour prendre l’autobus !
Les deux bureaux de change du terminus ne prenaient pas de dollars… Il ne restait 3 pesos, je devais retourner au marché central pour un autre bureau de change.
J’essayai de proposer à la femme de prendre un taxi ensemble… 30 bolivianos chacune… mais j’essayai de lui proposer que j’allais payer la différence pour elle, car l’autobus était 20 bolivianos… Mais elle ne compris pas ma proposition…

J’avais 3 pesos dans mes poches… Je trouvais un taxi… et le trajet devait me coûter 3 bolivianos… je lui remis 2 pesos… souhaitant en garder un en souvenir…
Pour 100 $, je reçu 740 bolivianos.
Je repris un taxi pour 3 bolivianos… et j’arrivai juste à temps pour prendre l’autobus.
3 heures d’autobus pour 20 bolivianos, moins de 3 $.

Ma voisine prenait beaucoup trop de place ! Mais ayant mis ses sacs à ses pieds… elle mettait ses pieds à la place des miens ! Enfin… je dormi un peu… et me réveillait dans les Andes ! Vraiment ! De belles et grandes montagnes… Les nuages ne nous cachaient pas le somment, les nuages cachaient le bas des montagnes… Les vaches dans la rue, la rue en terre, des éboulis de roches partout en bordure de route… Je n;ai pas de photos... c,était tellement tassé dans l;autobus...

Puis, une femme qui avait fait le trajet depuis Salta vient s’asseoir avec moi… Nous discutions un peu… La famille de son mari vit à Tarija, elle vient de Salta…Me donna quelques conseils… bien ranger mon porte-monnaie… et attira mon attention sur quelques trucs à ne pas manquer en bordure de route…

Arrivée à Tarija, elle m’embrasse bien chaleureusement, sur les 2 joues et me fit une longue accolade. Je ne compris pas tout ce qu’elle me dit… mais visiblement, ça avait l’air d’être de bons souhaits !

Je trouvais le kiosque et me procura mon billet d’autobus pour le lendemain, 70 bolivianos, 10 dollars pour 12 heures d’autobus… Encore 12 heures d’autobus ! J’arriverai à Sucre à 4h du matin !! Je vais essayer de me trouver un hôtel avec une réception 24heures !

Je pris un taxi jusqu’à l’hôtel... mon chauffeur bolivien défaisait tous les stéréotypes… Grand, cheveux châtain, yeux noisette…
Je me trouvais un hôtel à 40 bolivianos, incluant le petit déjeuner.
Je me baladais un peu au marché central.
Où je m’arrêtais pour dîner. Dans l’un de ses micro restaurant… c’était plus une micro-cuisine. Je commandais ce que la femme à côté de moi mangeait. Je partageais ma table avec 4 autres personnes… C’était très bon… des patates pilées, du bœuf, un œuf et une purée de fromage que je ne mangeai pas.

Déjà, il y a tant de différences avec l’Argentine… Rien ne se compare… si je n’est que la langue…
Plusieurs femmes dans la rues portent le costume traditionnel… un jupe courte à plusieurs épaisseurs, les tissus en baluchon pour porter les achats, les chapeaux genre haut de forme et des longues tresses…

Puis exténuée… je fis la sieste l’après- midi… pour me réveiller à 6heures… et à 8heures j’étais en pyjama j’embarquai sous les couvertures !

samedi 8 mars 2008

Pour combler mon ennuie


Pour combler mon ennuie d’hier, j’ai bien rempli cette journée !
Après une bonne nuit, je me sentais déjà mieux.

Ces petits moments de questionnement sont loin de me déranger ou de me décourager… au contraire, les questions amènent les réponses.
Et, c’est bon signe si je me sens seule… moi qui aimait tant la solitude… serais-je entrain de devenir un être sociable ?

Levée de bonne heure et prête à laisser mon sac en consigne pour la journée, j’avalai mon petit déjeuner et l’autobus arriva.

Un petit bus et 13 touristes, dont moi et Constancia, une fille de Buenos Aires en vacances à Slata et aussi ma co-chambreuse.

Nous partîmes en direction de Cochi, au sud-ouest de la ville de Salta.


















Un aller-retour à Cochi, moins de 300km, mais plus de 12 heures !
Le matin était gris… ce n’était pas bon signe !

Puis, je me souvenue que je faisais ce genre de visite touristique pour la troisième fois.

La première fois était mon tour d’hélicoptère au dessus des glaciers en Nouvelle-Zélande où j’avais été extrêmement déçue…

La deuxième fois était la croisière à Mildford Sound où il pleuvait et qu’on ne voyait pas grand-chose… et aujourd’hui, on ne voyait pas plus !

Nous traversions d’abord la forêt humide, le paysage me rappelait drôlement celui de la Nouvelle-Zélande; de grandes collines verdoyantes. Les nuages beaucoup trop bas nous volaient une partie du paysage. Mais à ce point ce n’était encore pas si pire…



Puis nous nous engagions sur une petite route de terre qui montait tranquillement la montagne, sur 40 kilomètres.

La route était étroite, à peine une voie et parfois un ruisseau traversait la route !

C’était dépaysant !


Honnêtement, la vue devait être incroyable… car le peu que l’on pouvait voir me permettait d’imaginer quel devait être le paysage… c’était gris.

Souvent c’était blanc.

Nous étions dans les nuages, complètement dans les nuages.












Ce qui m’impressionnait le plus était les petites habitations qui se trouvaient par-ci par-là, au milieu de nulle part, les petits kiosques en bordure de route, les âmes vivant en liberté au milieu du vide, le troupeau de chèvres.

Arrivé à plus de 3000 mètres d’altitude, il peut un semblant d’éclairci.

En sortant de l’autobus, je soufflais sur les nuages pour qu’ils se dispersent, mais j’imagine que je ne soufflais pas suffisamment fort car il ne se passa rien.

Au sommet, la météo n’était pas en notre faveur… le panorama n’était à son meilleur.



Mais tout en haut de cette montagne, il y avait une micro église.

Les indiens du nord de l,Argentine avaient l’habitude de bâtir les lieux de prière et les cimetières en altitude pour se rapprocher des Dieux.

Les chandelles brûlaient au milieu de cette petite église garnie de fleurs et d’offrandes.


Puis le paysage changea et les nuages se poussèrent.



Nous traversions maintenant le Parc national Los Cardones.

Des cactus !

Mes premiers vrais gros cactus.

La route bien droite traversait ce grand champ de cactus.

C’était vraiment très beau.


À quelques kilomètres de Cachi, nous arrêtions dans un petit restaurant, dans un micro village au milieu des montagnes. Intestins et cœurs de moutons au menu et différentes formes de fromage de chèvre.

Puis Cachi.

Un musée, une église, deux petits cafés, quelques boutiques pour les touristes.

Dans un village historique, style colonial.

Je dormie une partie du retour… J’ai toujours envie de dormir quand je suis en autobus !

Nous arrêtions pour un café. Des enfants jouaient aux billes avec la chèvre qui leur tournait autour.

J’avais encore espoir de voir ce que j’avais manqué au matin, mais non… c’était même pire.

Nous fûmes de retour à 19h15…
Et à 20h, j’allais voir un spectacle.

Je partie sur le champs, trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Un sandwich au salami et un pepsi pour 3 pesos. Un dollar.

J’allais voir un spectacle pour la journée internationale de la femme. 8 groupes, avec des chanteuses, entrecoupé de remise de prix pour des femmes qui s’impliquent dans la province de Salta.
C’était vraiment différent, la musique était différente, la langue aussi bien entendue ! L’une des femmes qui reçu un prix était une indienne. Elle était vêtue d’un costume traditionnel, et plutôt que de faire des remerciements, elle chanta quelque chose en jouant du tambour. Une prière on aurait dit, peut-être un chant traditionnel. Elle eut un rappel… nous eûmes droit à un rappel… J’étais émue, j’eu la chair de poule.

En regardant le spectacle, je me rendais compte de mes déformations professionnelles… j’attendais que les lumières de salle ferment, les animatrices ne sortaient pas assez vite… Enfin… une foule de petits détails me sautaient aux yeux !

J’étais contente de découvrir la musique de l’Argentine, et aussi de voir la réaction de la foule.

Mon sac est maintenant prêt, j’attends qu’il soit 1h30 du matin pour me rendre au terminus d’autobus, car je voyage de nuit… Je devrais être à la frontière à 6h45 du matin.

Les plans sont : le week-end à Tarija et lundi matin, les cours d’espagnol !

jeudi 6 mars 2008

Un peu seule.


Aujourd’hui je me suis sentie un peu seule.

Seule à me balader dans les rues de la ville.
Isolée par la langue.

J’aurais eu envie d’écrire à tous ceux que je connais simplement pour souhaiter « Bonne journée ».

Il semble avoir moins de gens qui voyagent seule dans ce coin de pays, dans ce coin du monde.

Les gens commencent à me demander ce que je ferai à mon retour.
Je ne sais pas.
Je commence à y penser.

Je quitte l’Argentine dans quelques jours, et curieusement, j’ai l’impression de laisser quelque chose ici.

J’essaie d’écouter cette impression, mais le senti n’est pas clair.
Je n’arrive pas à identifier ce que je ressens.

Est-ce que c’est parce que je n’aurai visité que quelques villes de ce grand pays ?
Est-ce que c’est parce que je commence à être fatiguée d’être sur la route ?
Est-ce seulement un problème de communication ?
Est-ce que c’est la fatigue ?
Est-ce que c’est parce que je n’ai plus envie d’être seule ?
Est-ce que je commence à avoir fait le tour ?
Est-ce que c’est simplement l’attente et l’inactivité des derniers jours qui me mettent dans cet état ?

Les gens dans la rue me parlent, les commerçants, les serveurs, d’autres clients, et avec mes quelques mots d’espagnol, je réponds de mon mieux. Les yeux verts, le sourire et les tentatives d’espagnol attirent la sympathie, même si, visiblement il y a une barrière.

Les gens dans la rue me regardent. Je semble si différente ici. On me regarde parfois avec curiosité, on me regarde aussi sévèrement. Je me sens parfois jugée, l’étrangère tatouée.
« Hola ! La rubia ! »
La rubia, la blonde.
Il n’y a pas à dire, je sors du lot.

Je n’ai pas peur de la différence, je suis différente !

C’est davantage le sentiment de solitude qui m’intrigue aujourd’hui.
Je sais que l’on peut se sentir seule, même entourée.
Alors se sentir seule quand on est seule, n’est rien de très surprenant !

Je repense à tous ces gens qui ont partagé ma vie depuis mon départ.
À ceux que j’ai aimé, à ceux qui m’ont aimé, à ceux qui auraient aimé que je reste, à ceux pour qui je serai restée, aux nouveaux amis que je ne reverrai peut-être jamais.
Je pense aussi à ceux que j’ai laissé en partant.

Est-ce que je me sens seule ou je me sens nostalgique ?

Je pense que dormir me fera du bien !


Et, Amélie, merci pour ton message de ce matin; les portes de ma maison te sont toutes grandes ouvertes.